
Thèmes des chars de la Mirabelle 2010
Des 60 bougies de la fête de la Mirabelle aux Figures de Metz©, les Bibliothèques-Médiathèques de Metz vous présentent les thèmes des chars du corso fleuri du 29 août et vous invitent à venir consulter des ouvrages en lien avec ce kaléidoscope d'histoire, art, culture et gastronomie.
Char n° 1 : Au commencement les Celtes
Char n° 2 : Le Graoully
Char n° 3 : Au fil de l'eau
Char n° 4 : Ville Jardins
Char n° 5 : Belle à voir
Char n° 6 : Les arts de la table
Char n° 7 : Silence, on joue !
Char n° 8 : La cathédrale de l'Art
Char n° 9 : La lanterne du Bon Dieu
Char n°1 : Au commencement les Celtes
Le char rappelle le passé gallo-romain de Metz, cité du peuple des Médiomatriques.
Les Celtes, originaires d'Europe centrale, se sont fixés en Europe occidentale entre 1000 et 400 avant Jésus-Christ et dans notre région probablement vers le VIème siècle avant notre ère. Le pays Messin fut occupé par les Médiomatriques, voisins des Trévires au nord (Trèves) des Rèmes à l'ouest (Reims) et des Leuques au sud (Toul). Leur territoire s'étendait à l'est jusqu'en Alsace. Ils élevèrent leur principal oppidum (place forte), vers 150 à 100 avant Jésus-Christ, Divodurum ("ville des Dieux"), au confluent de la Moselle et de la Seille. Ils pratiquaient la métallurgie du fer, l'agriculture et la poterie de terre cuite. Ils savaient exploiter le sel du Saulnois (vallée de la Seille), et étaient en relation avec les civilisations méditerranéennes (importation de vin notamment).
Soumis à l'autorité romaine en 52 avant Jésus-Christ, les Médiomatriques vécurent une longue période de paix qui transforma leur ancien bourg en une ville prospère qui prit leur nom : Médiomatricorum Civitatis, la cité des Médiomatriques, contracté plus tard en Mediomatrix, Mettis (Vème siècle), puis Metz. Le territoire fut rattaché à la province de Belgique Première. La population adopta le mode de vie des Romains, leurs institutions et leur architecture.
La ville gallo-romaine occupait le haut de la colline Sainte-Croix, mais s'étendait vers le sud jusqu'à l'Esplanade (quartier résidentiel) et au Sablon (nécropole). Un des plus grands amphithéâtres de l'Empire (158 m x 124 m) pouvant contenir 25.000 spectateurs, s'étendait à proximité de l'actuel Centre Pompidou. Ses vestiges ont été visibles jusqu'au XVIème siècle, époque à laquelle il a servi de carrière pour la construction de la citadelle.
Un superbe aqueduc, dont il reste des vestiges entre Ars et Jouy-aux-Arches amenait l'eau de Gorze à Metz pour alimenter les nombreux thermes dont celui retrouvé sous le bâtiment du Musée. La cité se dota de remparts au IVème siècle après les premières invasions germaniques, au Vème siècle elle vit à nouveau déferler les Vandales, les Alains, les Suèves, les Burgondes, les Huns et les Alamans, avant de rejouer un rôle capital comme capitale de l'Austrasie sous les Francs Mérovingiens.
Encore un mot sur nos ancêtres les Gaulois, la culture populaire leur associe souvent les menhirs et dolmens, mais n'en déplaise à Obélix, les mégalithes ne leur doivent rien, ils sont l'œuvre de populations qui vivaient plusieurs milliers d'années avant l'arrivée des Celtes en Gaule.
Bibliographie :
Histoire de Metz / René Bour. Metz : Serpenoise, 2008.
Cote : LO IN-8 3149.
Sur les traces des Celtes en Europe / Maurice Meuleau. Rennes : Ouest-France, 2010.
Cote : 936 MEU.
Les Celtes / Barry Cunliffe. Paris : Errance, 2001
Cote : 936 CUN.
Atlas historique des Celtes / John Haywood. Paris : Autrement, 2002.
Cote : 936 HAY.
Le char présente le dragon effrayant qui hantait selon la légende les ruines de l'amphithéâtre de Metz et fut terrassé par St Clément, premier évêque de Metz.
Le dragon est un des éléments les plus courants des mythes et légendes européens relatant l'existence de monstres mi-reptiles ou serpents, aux griffes de lion et aux ailes de chauve-souris crachant du feu et se nourrissant de belles princesses ou de petits enfants, qu'un prince charmant ou un héros courageux vient délivrer. Les vies des saints regorgent aussi d'hommes ou femmes de foi venant à bout de démons aux formes de serpents ou de dragons. Les plus connus sont Saint Michel et Saint Georges, mais Sainte Marthe vainquit la tarasque entre Arles et Avignon et Saint Clément à Metz dompta le Graoully, symbole du paganisme.
La légende connut plusieurs versions entre le VIIIème et le XVème siècle, de nouveaux détails ou épisodes s'ajoutant au fil du temps. Selon Paul Diacre, Clément aurait été envoyé dans la région au IIème siècle, or la fondation de l'église de Metz date plutôt de la fin du IIIème siècle. Le saint s'est installé dans les ruines de l'amphithéâtre gallo-romain pour prêcher l'évangile, après en avoir chassé les serpents qui en rendaient l'approche impossible, et avoir attaché le plus grand d'entre eux avec son étole pour le conduire se noyer dans la Seille ou lui ordonner de la traverser et de disparaître dans un lieu désert.
Le souvenir de cette légende s'est perpétué dans les traditions. Lors des processions des Rogations (juste avant l'Ascension), on promenait dans les rues de la ville une effigie du monstre. Un mécanisme intérieur lui faisait bouger les mâchoires et effrayait les enfants. Les boulangers y jetaient de petits pains. A la fin de la procession, les enfants fouettaient le dragon et lui jetaient des pierres. Cette manifestation donnant souvent lieu à des désordres, a été supprimée par les autorités religieuses en 1786 et la figurine descendue dans la crypte de la cathédrale. Un beau Graoully suspendu en haut de la rue Taison rappelle ce souvenir.
La présence d'un dragon ou serpent au moment des Rogations est liée au culte antique de la fertilité, en cette période de printemps où l'on prie pour obtenir de bonnes moissons, et existait déjà dans les fêtes païennes du même type. Quant à l'origine du mot Graoully, elle garde son mystère, plusieurs étymologies étant proposées : l'allemand graeulich : horrible (mais la région est une zone de parler roman), le latin crudelis : cruel, le verbe grouiller (allusion aux serpents peuplant l'amphithéâtre), une déformation de gargouille ou une allusion à son grognement (grouller, verbe médiéval français, signifiant grogner).
Bibliographie :
Le Graoully / Christine Naumann-Villemin. Haguenau : éditions du Batsberg, 2004
Cote : LO J 390 (pour le jeune public).
Graouilly, lecture d'un mythe : image et légende du fameux dragon de Metz … /Claude Serpieri. Metz : Isler-Even, Serge Domini, 1998.
Cote : LO IN-4 1690.
Le Graoully de Metz à la lumière de la paléontologie / André Bellard. Metz : éditions Le Lorrain, 1968, tiré à part de "Mémoires de l'Académie Nationale de Metz", tome XI.
Cote : LO BR IN-8 804.
Webographie :
http://graoully57.ifrance.com
Le char est dédié à la Moselle et la Seille, aux canaux, bassins et fontaines de Metz.
Metz est née au confluent de la Moselle et de la Seille et l'eau a toujours été fort présente dans la ville. La Moselle se divise en de nombreux bras sur son territoire formant des îles qui sont longtemps restées marécageuses avant d'être assainies au XVIIIème siècle. Pendant longtemps le commerce local (vin, bois) s'est fait surtout par bateau, la rivière étant navigable entre Pont-à-Mousson et Thionville. Au XIXème siècle il y eut un temps des bateaux à vapeur pour les voyageurs, vite supplantés par le chemin de fer.
Il fallut attendre les travaux de canalisation de la Moselle de 1958 à 1964 entrepris conjointement par la France, le Luxembourg et l'Allemagne, pour faire de la Moselle une véritable voie de communication moderne avec plusieurs ports importants, dont le nouveau port industriel de Metz devenu 1er port céréalier de France. L'aménagement du Plan d'Eau en 1974 sur d'anciennes prairies humides et un bras mort de la rivière permet aujourd'hui d'accueillir un agréable port de plaisance d'où la vue est magnifique sur la Cathédrale et le Palais de Justice.
La Seille, peu profonde mais poissonneuse, accueillait pêcheurs et bateaux plats à faible tirant d'eau ramenant à Metz le sel du Saulnois. Elle jouait aussi un rôle de défense pour les places fortes de Marsal et Metz. Des inondations artificielles, par le moyen de vannes rendaient les prairies impraticables pendant une quinzaine de jours par les armées ennemies. De nombreux moulins existaient sur la Seille comme sur la Moselle à Metz. La Seille servait aussi aux tanneries, on la considérait comme insalubre dans sa partie citadine, responsable en partie de l'épidémie de choléra de 1849, mais il fallut attendre l'Annexion à l'Allemagne et l'année 1905 pour voir son cours comblé dans les actuelles rues Haute-Seille et des Tanneurs.
L'eau est présente à Metz aussi par les nombreuses fontaines aménagées au cours des siècles au cœur de la cité. Des lavoirs et des bains de rivière existaient aussi sur la Moselle. De nombreuses fontaines ont disparu après l'installation de l'adduction d'eau dans les habitations. Il demeure quelques beaux monuments des XVIIIème et XIXème siècles place Saint-Nicolas, place sainte Croix, rue de l'Arsenal, quai Félix Maréchal, place de la Comédie ainsi que sur et derrière l'Esplanade.
Bibliographie :
Les voies navigables en Lorraine / André Schontz. Metz : Serpenoise, 2004.
Cote : LO IN-4 2430.
La Moselle et les hommes / Roland Conilleau. Haroué : Gérard Louis, 2010.
Cote : LO OBL IN-8 136.
Les Bords de la Seille : de la Porte des Allemands à la Moselle / Claude Cunin. Metz : CRDP Lorraine / CDDP Moselle, 2006.
Cote : LO OBL IN-8 121.
Les fontaines à Metz, les anciens lavoirs à Metz et dans les villages du Pays Messin / J. EYER. Metz : Association pour la Renaissance du Vieux Metz et des Pays Lorrains, 1986.
Cote : LO IN-4 507.
Le char rend hommage à Metz ville verte, aux nombreux parcs et jardins.
Avec plus de 470 hectares d'espaces verts, environ 37 m2 par habitant, Metz est une des premières villes vertes de France. Sans parler des nombreuses avenues bordées d'arbres, la cité compte une dizaine de parcs pour la détente des habitants. Le Jardin Botanique est un jardin paysager de 4,4 hectares créé en 1866. Il propose des collections végétales originales, avec des ginkgos, séquoias et cyprès centenaires, ainsi qu'une roseraie. Les serres, d’une superficie de 1 000 m2 datent de 1861. Elles rassemblent orchidées, cactées et palmiers. Le jardin comprend également plusieurs aires de jeux, ainsi qu'un petit train pour les enfants.
Les jardins à la française de l'Esplanade sont nés à la fin du XVIIIème siècle sur les fossés de la citadelle. Ils sont agrémentés de nombreuses statues et d'un jet d'eau. Un kiosque à musique existait de 1852 à 1940, les Messins venaient y écouter de la musique militaire ou civile. L'exposition universelle de 1861 s'y installa ainsi que diverses foires ou fêtes foraines jusqu'à la fin du XXème siècle. Au fond des escaliers descendent vers le Plan d'Eau. A leurs pieds ont été créées en 1907 des fontaines et grottes.
Le Plan d'Eau accueille 7,2 hectares de prairies et promenades, des aires de jeux, et de multiples manifestations, tel le feu d'artifice du 14 juillet. La promenade peut se poursuivre par le Jardin des Régates jusqu'aux chemins de halage du canal de Jouy. D'autres parcs s'offrent encore aux Messins : le Jardin des Tanneurs sur le flan de la colline Sainte-Croix, occupant le site d'anciennes maisons éboulées en 1948, la Promenade des Remparts le long de la Seille et des vestiges des remparts médiévaux, les grands espaces verts du Fort de Bellecroix, souvenir des fortifications du XVIIIème siècle, ceux du Fort de Queuleu (ouvrage fortifié des années 1860) et leur parcours de santé.
La Promenade de la Cheneau dans le quartier de Plantières, celle de la Seille au Sablon offrent notamment des itinéraires pour les jeunes cyclistes. La deuxième, aménagée sur 20 hectares de 2000 à 2002, est une véritable réserve pour la flore sauvage et les oiseaux. Outre les 2800 arbres et arbustes, on y découvre 7200 roseaux et 760 bambous, ainsi que 28000 plantes vivaces. On peut encore profiter de la promenade du Technopôle à la Grange-aux-Bois avec ses deux lacs et son parcours forestier, ou du Parc du pas du Loup à Magny.
Bibliographie :
Metz ville jardin / Christian Legay. Metz, Serpenoise, 1997.
Cote : LO IN-4 1561.
De feuilles en fleurs livres de botanique, parcs et jardins en Moselle / Bibliothèques-Médiathèques de Metz. Metz : BMM, catalogue d'exposition, 1997
Cote : LO IN-8 2054.
Fleurs de Lorraine / Michelle Lorrain. Strasbourg : Mars et Mercure, 1974
Cote : LO 582.13 LOR.
Nous vous conseillons également tous les ouvrages de Jean-Marie PELT, fondateur de l'Institut Européen d'Ecologie de Metz.
Webographie :
http://www.metz.fr/metz2/decouvrir/jardin/index.php
http://www.mairie-metz.fr/metz2/decouvrir/formation/iee.php
Le char met à l'honneur la mirabelle, reine des vergers lorrains et le souvenir des fêtes de la Mirabelle passées, avec les photographies des anciennes reines.
Petite prune ronde, jaune et parfumée originaire d'orient, la mirabelle aurait été importée dans notre région lors des croisades. Elle s'est si bien acclimatée que plus de 70 % de la production mondiale provient de Lorraine et d'Alsace. Dans le Pays Messin, elle s'est surtout développée après la disparition du vignoble à partir de la fin du XIXème siècle. Son nom a des origines controversées, la plus probable est qu'il vient du latin mirabilis : "belle à voir".
La mirabelle est un des fleurons de la gastronomie lorraine et messine. Elle se déguste nature, en tarte ou autres desserts savoureux, en confiture, en confiserie et en eau-de-vie ou apéritif. Elle accompagne des viandes et entre dans la composition de terrines. La saison de récolte est très courte, six semaines à partir de la mi-août. On fait tomber les fruits mûrs en gaulant les arbres (à l'aide de grandes perches) ou en les secouant. Chacun des 300 000 mirabelliers de Lorraine produit entre 60 et 80 kg de fruit.
La première fête de la Mirabelle a eu lieu à Metz le 17 août 1947. Elle a été créée dans le but de promouvoir le fruit, la confiture et l'eau-de-vie. A cette époque, elle concernait tous les villages du Val de Metz, qui envoyaient la majeure partie de leur récolte à la ville pour qu'elle soit vendue lors d'un grand marché qui se tenait dans la cour du marché couvert. Chaque village produisait un char avec une reine et des dauphines pour le corso fleuri. D'ailleurs, la première célébration s'appelait "Fête de la Mirabelle et des fleurs". A Metz, on élisait la reine des reines. On procédait aussi à l'élection du plus beau char.
Au début, la fête n'avait lieu que tous les deux ans, elle ne devint annuelle qu'à partir de 1954. Chaque année, les fêtes de la Mirabelle qui se déroulent à Metz sont l'occasion de grandes festivités : spectacles scéniques et pyrotechniques, bals, corso fleuri, et bien sûr, l'élection de la Reine de la Mirabelle, traditionnellement blonde comme le fruit, mais il y eut des exceptions !
Bibliographie :
Mirabelles : perles de miel / Nicole Lazzarini. Metz : Serpenoise, 2005.
Cote : LO 634.2 LOR.
La Route de la Mirabelle / Conseil Régional de Lorraine. Metz : Serpenoise / Conseil Régional de Lorraine, 1992.
Cote : LO IN-8 1375.
Les Mirabelles : une aventure lorraine / Roger Wadier. Sarreguemines : Pierron, 1991.
Cote : LO 634.2 LOR.
Webographie :
http://mirabelle.metz.fr/accueil.php
Char n° 6 : Les arts de la table
Le char présente les spécialités culinaires de la région, mais aussi le cristal, les faïences.
La cuisine peut être considérée comme un art, participant à la culture d'un peuple, d'une région. Mais il faut distinguer la cuisine de tous les jours et celle des jours de fête. La cuisine paysanne lorraine est souvent à base de farine : quiches, tourtes, tartes, pâtés, ou de soupes. La potée est restée pendant des siècles le plat de base unique, variant selon les saisons (choux, haricots blanc et poireaux en hiver, carottes, navets, haricots verts et petits pois en été). La pomme de terre ne s'est répandue qu'au XVIIIème siècle, mais elle est devenue un aliment populaire essentiel.
La Lorraine est une région où la charcuterie est riche et variée (lard, jambon, saucisses…), le cochon incontournable, chaque famille élevait le sien, tué une fois l'an, et découpé en jambons, lard…, abats et sang servant aux saucisses, graisse à la fabrication du saindoux. Les porcelets étaient rôtis entiers pour des occasions particulières (fête de fin des moissons, des vendanges, fêtes familiales). Mais les poissons d'eau douce (carpes, brochets, truites), grenouilles et écrevisses font aussi partie des plats traditionnels. Les fruits sont également très présents, framboise, groseille, et bien sûr les prunes régionales quetsches et mirabelles.
Les Bibliothèques-Médiathèques de Metz possèdent une collection d'ouvrages sur le patrimoine gastronomique, témoignant des habitudes culinaires de nos ancêtres : livres de recettes, traités de gastronomie, menus, étiquettes… grâce notamment au don de la collection privée d'Yvonne Mutelet. Elles ont consacré par le passé plusieurs expositions et publications sur le sujet.
Les arts de la table sont aussi marqués par la production régionale de verre et cristal (Meisenthal, Baccarat, Saint-Louis-lès-Bitche, Hartzviller, Vallérysthal…), la céramique et la faïencerie (Sarreguemines, émaux de Longwy et de Lunéville).
Bibliographie :
Cuisine messine / Auricoste de Lazarques. Nancy : Sidot frères, 1927.
Cote : LO IN-8 111.
La Lorraine à table / Jean Marie Cuny. Thionville : Klopp, 1992.
Cote : LO IN-4 899.
Cuisines régionales de France. Lorraine / Sylvie Girard. Paris : éditions du Fanal, 1996.
Cote : LO IN-4 1423.
La Gastronomie / Bibliothèques-Médiathèques de Metz. Metz : BMM, 1983.
Cote : LO IN-4 1136.
Metz à table / Bibliothèques-Médiathèques de Metz. Metz : Serpenoise, 1992.
Cote : LO IN-8 1372.
Senteurs, saveurs et festins… / Philippe Hoch. Metz : BMM, 1999.
Cote : LO IN-8 2252.
Par le menu… arts de la table et de la faïence de Lorraine / Philippe Hoch. Paris : Fédération française pour la coopération des bibliothèques, 2000.
Cote : IN-12 8239.
Reliures gourmandes / Bibliothèques-Médiathèques de Metz. Dijon : Faton / Arts et métiers du livre, 2009.
Cote : LO IN-4 2640.
La route du verre et du cristal / Jeanne Cressanges. Metz : Serpenoise, 1997.
Cote : LO IN-12 1317.
La route de la céramique / Jacques Peiffer. Metz : Serpenoise, 1991.
Cote LO IN-8 1341.
Webographie :
http://bm.mairie-metz.fr/sitebm/commun/patrimoine/gourmandes.htm
Char n° 7 : Silence, on joue !
Le char représente l'Opéra-Théâtre édifié au XVIIIème siècle.
Au Moyen-âge, les mystères, spectacles musicaux et théâtraux religieux, se jouaient dans les rues et sur les places. La première salle de spectacle messine fut la Salle du Jeu de Paume, construite en 1578, dont il reste des éléments architecturaux en Nexirue (Hôtel de Gargan). A partir de 1712, cette salle est louée régulièrement à des chefs de troupe. En 1729 on y ouvre un opéra avec quatre représentations par semaine. Mais cette salle de 30 m sur 10 est rapidement trop exigüe.
Dans le cadre de l'embellissement et de l'assainissement de la ville, le gouverneur de la province, le Maréchal de Belle-Isle et la municipalité décident en 1731 d'édifier un nouveau théâtre sur un terrain marécageux planté de saules entre deux bras de la Moselle, qu'il faut d'abord assainir et pourvoir de quais et de ponts. Ce n'est qu'en 1738 que commence la construction proprement dite de l'Opéra-théâtre, confiée à l'architecte Jacques Oger. Les travaux sont interrompus plusieurs fois, pour cause de guerre, ou conflits entre le Maître-échevin et l'Intendant, de problèmes techniques et financiers. Ce n'est qu'en février 1752 que le théâtre est inauguré.
Son agencement intérieur à l’italienne, remarquable pour l’époque, a servi de modèle à quantité de petits théâtres. Il a été légèrement remanié en 1860-61, époque à laquelle le sculpteur messin Charles Pêtre orna son faîte de statues représentant les muses de la tragédie, de la musique, de la comédie, de l'inspiration et de la poésie lyrique. Le théâtre de Metz a été le premier en France construit en pierre et il est aujourd'hui le plus ancien théâtre français en activité, et également l'un des derniers à posséder ses propres ateliers de décors et costumes. Sa capacité actuelle est de 750 places. Dès le départ, le théâtre de Metz a présenté aussi bien de la comédie et de la tragédie, que du lyrique.
Bibliographie :
L'Opéra-Théâtre de Metz : 250 ans au cœur de Metz / Georges Masson. Thionville : Klopp, 2002.
Cote : LO IN-4 2009.
Le Théâtre à Metz du Moyen-âge à la Révolution / Henri Tribout de Morembert. Metz : Le Lorrain, 1952.
Cote : LO IN-8 1618.
Le Théâtre à Metz / Jean-Julien Barbé. Paris : L. Geisler, 1908.
Cote : LO IN-8 112.
Webographie :
http://opera.metzmetropole.fr/site/index.php
Char n° 8 : La cathédrale de l'Art
Le char met à l'honneur le Centre Pompidou Metz inauguré en mai dernier.
Le Centre Pompidou dont l'implantation à Metz a été décidée en janvier 2003, a été construit de 2007 à 2009 et inauguré en mai 2010. Il est l'œuvre des architectes Shigeru Ban et Jean de Gastines et présente 5000 m2 d'exposition, un auditorium de 144 places et un studio de création de 196 places pour des projections ou des performances artistiques, ainsi qu'un café, un restaurant, une boutique librairie et un centre de ressources. Shigeru Ban, architecte japonais, collabore avec Jean de Gâtines pour tous ses projets en France.
L'édifice se présente comme une vaste structure de plan hexagonal, traversée par trois galeries de hauteurs et d'orientations différentes. D'aspect puissant et léger à la fois, il évoque un chapiteau entouré d'un parvis et d'un jardin. Son architecture veut traduire une ouverture, un brassage de cultures. On admirera particulièrement sa toiture de bois blond qui rappelle le cannage d'un chapeau chinois, mais n'en est pas moins une prouesse technique d'une surface de 8000m2, couverte d'une membrane étanche à base de fibre de verre et de téflon. La flèche centrale culmine à 77 m, clin d'œil à l'année de création du centre Pompidou de Paris (1977).
Le Centre Pompidou-Metz présente des œuvres issues principalement du Musée National d'Art Moderne de Paris, qui seront renouvelées régulièrement (peinture sculpture, cinéma, photographie, architecture, design et nouveaux médias). Il peut accueillir également des expositions temporaires. L'exposition inaugurale "Chefs-d'œuvre ?" présente une sélection exceptionnelle de 800 œuvres, pièces majeures ou rencontres inattendues.
Les Bibliothèques-Médiathèques de Metz y sont représentées par quelques très belles pièces telles Les Très Riches Heures de Metz et Le Mortifiement de Vaine Plaisance, manuscrits enluminés du début du XIVème siècle, le manuscrit des Confessions de Verlaine (né à Metz en 1844), une carte de Lorraine du XVIème siècle du cartographe allemand Martin Waldseemuller et de très belles gravures de Jacques Callot, notamment sur les gueux et les misères de la guerre.
Bibliographie :
Chefs-d'œuvre ? catalogue d'exposition / Laurent Le Bon. Metz : Centre Pompidou-Metz, 2010.
Cote : Usuel LO 709.04 CHE.
Centre Pompidou-Metz / Laurent Lebon et alii. Paris : Beaux-Arts éditions, 2010.
Cote : LO IN-4 2668.
Shigeru Ban / Matilda McQuaid. Paris : Phaidon, 2004.
Cote : IN-4 4541.
Webographie :
http://www.centrepompidou-metz.fr/
Char n° 9 : La lanterne du Bon Dieu
Le char représentant la cathédrale de Metz accueille le trône de la reine de la Mirabelle 2010.
La cathédrale Saint-Etienne est un chef d'œuvre de l'architecture gothique du XIIIème au XVIème siècle, construite en pierre de Jaumont, pierre calcaire locale de couleur jaune. L'édifice actuel (123 m de long, à l'intérieur, 136 à l'extérieur) présente la particularité d'être formé par la réunion à la fin du XIVème siècle de deux églises orientées différemment : la cathédrale Saint-Etienne et la collégiale Notre-Dame-la-Ronde qui lui était perpendiculaire.
La nef, terminée en 1384 est l'œuvre de l'architecte Pierre Perrat qui travailla également aux cathédrales de Toul et Verdun. La voûte culmine à 42 mètres, ce qui en fait la troisième plus haute de France (après Beauvais et Amiens). La tour de la Mutte, ancien beffroi municipal haut de 88 m (93 avec la flèche), abrite une cloche du même nom datant de 1605, et pesant plus de 10 tonnes, ayant longtemps servi de tocsin. La tour du Chapitre, qui lui fait pendant sur l'autre façade, culmine à 69 m, sa partie supérieure date des années 1840 remplaçant un clocher en bois.
Au XVIIIème siècle, l'architecte Blondel orna la cathédrale d'un monumental portail classique et lui accola une galerie d'arcades de même style. Après un incendie de la toiture (dû à un feu d'artifice) en 1877, l'édifice subit d'importants travaux de restauration, la toiture fut surélevée de 4,50 m, les ardoises remplacés par du cuivre. Le portail classique fut détruit et remplacé par un portail néogothique de l'architecte allemand Paul Tornow, inauguré en 1903 par l'empereur Guillaume II, dont le visage a servi de modèle à la statue du prophète Daniel.
Les vitraux de la cathédrale couvrent près de 6.500 mètres carrés, les plus anciens remontent au XIIIème siècle, les plus impressionnants sont ceux de Valentin Bousch (XVIème siècle, transept sud, 424 m2) ainsi que les contemporains de Jacques Villon (1957, chapelle du saint sacrement, côté sud de la nef), Roger Bissière (1960, collatéraux nord et sud) et Marc Chagall (1960-1963, déambulatoire et transept nord).
Bibliographie :
La cathédrale de Metz : des pierres et des hommes / Marie Antoinette Mutter-Kuhn. Metz : Serpenoise, 1994.
Cote : LO IN-4 1165.
15 siècles d'architecture et d'urbanisme autour de la cathédrale de Metz / Pierre-Edouard Wagner. Metz : Serpenoise, 1987.
Cote : LO IN-8 578.
La cathédrale de Metz. Brève description / Jean-Baptiste Pelt. Metz : Le Lorrain, 1934.
Cote : LO IN-8 181.
Webographie :
http://www.cathedrale-metz.fr/
Char n° 1 : Au commencement les Celtes
Char n° 2 : Le Graoully
Char n° 3 : Au fil de l'eau
Char n° 4 : Ville Jardins
Char n° 5 : Belle à voir
Char n° 6 : Les arts de la table
Char n° 7 : Silence, on joue !
Char n° 8 : La cathédrale de l'Art
Char n° 9 : La lanterne du Bon Dieu