LEXIQUE DES TERMES TECHNIQUES
PROPRES AU MONDE DE LA GRAVURE
SOURCES :
Petit glossaire du bibliophile et de l’amateur de livre, sur http://www.galaxidion.com/
Lexique des termes techniques, sur http://www.galerietroncin.com/
Petit dictionnaire technique de l’estampe, sur http://www.presse-estampe.com/
Aciérage
Opération électrolytique recouvrant la plaque de cuivre d’une mince pellicule d’acier (quelques microns), rendant la plaque plus résistante et permettant d’obtenir des tirages plus importants.
Anépistographe
Imprimé d'un seul côté du papier. Les impressions chinoises et les ouvrages xylographiques étaient anépistographes. La presse, en remplaçant le frotton, permit d'imprimer recto et verso.
Anastatique (réimpression)
Reproduction par décalque sur pierre lithographique, avant le tirage.
Aquatinte
Gravure à l'acide sur une plaque préalablement grainée (c’est-à-dire recouverte d’une poudre de résine déposée par soufflerie). Ce procédé, découvert au XVIII e siècle, permet à l'artiste d'obtenir des nuances en jouant sur la morsure et la finesse de la résine, et lui permet de créer des zones de valeurs différentes sans procéder à des hachures.
Avant la lettre (Gravure)
Epreuve d'une estampe réalisée avant l'impression du texte que l'on place sous l'image: titre, auteurs, lieu, etc.
Bandeau
Ornement en forme de bande, à l’origine gravé sur bois, et s'étalant sur toute la largeur de la page. On le trouve souvent placé au début d'un chapitre. Il peut être constitué de lettres ou de mots rappelant le titre du chapitre. II est aussi parfois situé dans la marge de pied.
Barbes
Retombées de métal le long du sillon produit par la pointe sèche sur le cuivre. C'est l'encrage de ces barbes qui donne à la pointe sèche son aspect velouté, qui peut parfois disparaître avec l'usure. Le mot barbes est aussi utilisé pour définir les bordes irréguliers d'un papier non coupé. On dit alors que les marges ne sont pas ébarbées.
Belle page
Recto d'un feuillet. Toutes les pages impaires sont donc des « belles pages ». Dans les travaux soignés, les débuts de chapitres doivent être en belle page, car c'est sur elle que se porte d'abord l'attention du lecteur.
Bois (Gravure sur)
Il existe deux types de gravure sur bois. La gravure sur bois de fil, exécutée sur une planche dont la coupe est longitudinale ; et la gravure sur bois de bout, exécutée sur une planche dont la coupe est transversale. Cette dernière permet d'exécuter un plus grand nombre d'exemplaires et fut fréquemment utilisée à la fin du XIX e siècle dans l'édition et pour les illustrations de journaux.
Bois original
Gravure sur bois dessinée et gravée par un seul et même artiste.
Burin (Gravure au)
Le terme définit à la fois l’outil, la technique employée qui exige patience, concentration, précision, et le résultat, c'est-à-dire l’épreuve tirée grâce à ce procédé.
Composé d’une tige d’acier le plus pur et d’un manche en bois dur réduit à une demi-sphère appelé « champignon », l’outil comporte de très nombreuses variantes dans sa largeur de coupe et dans le profil de son « bec », à savoir de son extrémité biseautée active. Conduit presque parallèlement à la plaque de métal nu, le champignon calé dans le creux de la paume, la pointe dépassant très peu des doigts qui en maîtrisent direction et profondeur, le burin creuse des tailles caractéristiques, effilées à leurs extrémités et renflées dans leur partie centrale. Un coussin de cuir, rempli de son, de sable ou de crin, sur lequel est posé la plaque à graver, permet au buriniste de mieux assurer la coordination indispensable de ses deux mains. L’une doit faire tourner la plaque afin d’offrir toujours à l’autre, qui pousse le burin, le même angle d’attaque pour assurer courbes et changements de direction. « Légèreté et force du bras et de la main déterminent piano et fortissimo, glissando et abrupto, des hachures et des pointillés. »
Chalcographie
Gravure sur cuivre et, par extension, sur métal. Ce terme désigne également le lieu où l'on fait et où l'on expose des planches gravées par ce procédé. La plus connue est certainement la chalcographie du Louvre, où est conservée une très grande quantité de planches gravées, et où l'on réédite parfois certaines d'entre elles.
Carborendum
La gravure au carborendum est une technique inventée par le peintre Henri Goetz au milieu du XX e siècle. Elle consiste à ajouter de la matière sur la plaque au lieu de la creuser ; le carborendum étant une limaille de silicium qui sert à retenir l'encre.
Chromolithographie
Lithographie en couleur exécutée à l'aide de plusieurs pierres. À la fin du XIX e siècle, ce procédé fut très répandu pour reproduire des images pieuses, des cartes postales, des publicités, des affiches et, bien sûr, pour l'illustration de livres. Lorsque l'on parle de gravures contemporaines, on utilise plutôt le terme « lithographie en couleur ».
Coloriage
Effet de colorier à la main, au pochoir, à la presse, etc.. On parle également de rehauts pour les hors-texte, les estampes et les gravures.
Cuivre
La plaque ou planche dont use le graveur en taille-douce peut-être d’acier ou de zinc mais elle est le plus souvent de cuivre, notamment de cuivre rouge, de texture homogène, à la fois souple, résistant et réagissant bien à l’eau-forte. La plaque aplanie et longuement martelée doit être scrupuleusement polie car le cuivre lisse « refuse » l’encre hors des tailles. Les bords de la plaque doivent être biseautés et adoucis à la lime afin d’éviter le cisaillement du papier soumis à une très forte pression lors du tirage sur une presse spécifique : la presse à taille-douce.
Cul de lampe
Vignette placée à la fin d'un chapitre.
Cuvette
Empreinte laissée par l'épaisseur de la plaque de métal gravée dans le papier. Certaines gravures biseautées et pressées n'ont presque plus de cuvette ; il en reste cependant suffisamment pour reconnaître que ce sont des gravures sur métal.
Eau-forte
Procédé de gravure en creux qui s'obtient grâce à une réaction chimique. La plaque de métal est d'abord recouverte d'un vernis ou d'une résine. On peut alors librement exécuter un dessin sur la plaque, enlevant ainsi la couche de vernis à certains endroits. La plaque est alors placée dans un bain d'acide qui, par réaction chimique, creuse le métal. On parle alors de morsure. Lorsque la plaque est nettoyée de son vernis, elle est prête à recevoir l'encre, les autres étapes de l'impression se faisant de la même manière que pour les autres techniques d’impression en creux. Une eau-forte désigne également l'estampe obtenue par ce procédé.
Eau-forte originale
Eau-forte dont le dessin et la gravure ont été réalisés par un seul et même artiste.
En-tête
Vignette placée au commencement d'un chapitre.
Épreuve
D’abord réservé à la première feuille d’essai, le terme a bientôt désigné toute estampe tirée de la plaque gravée. Chaque épreuve est unique, en ce sens que sa qualité dépend de l’encrage, du tirage, du papier et, surtout du degré d’usure de la plaque, les premières épreuves révélant seules les plus subtiles finesses de la gravure.
Essuyage
Opération délicate utilisée lors de l'impression des gravures en taille-douce, qui consiste à nettoyer les parties qui doivent apparaître en blanc, sans pour autant vider les tailles de leur encre.
Estampe
Désigne toute image réalisée au moyen d'un élément d'impression. L'estampe compte les impressions en creux (taille-douce, eau-forte, etc.), les impressions en relief (gravure sur bois, etc.), et les impressions à plat (lithographie, sérigraphie…). II faut également faire le distinguo entre l'estampe originale, l'estampe d'interprétation et la reproduction :
Estampe originale : elle doit être conçue par l'artiste et c'est lui qui intervient dans la réalisation de l'élément d'impression. L'estampe est imprimée par l'artiste ou sous sa direction.
Estampe d'interprétation : c'est une estampe dont l'élément d'impression a été réalisé par un artisan graveur à partir d'une œuvre créée à l'aide d'un autre médium et par un autre artiste.
Reproduction : transfert photomécanique d'une image créée à l'aide d'un autre médium sans qu'il y ait intervention de l'artiste.
Le terme d'estampe tend de plus en plus à remplacer celui de gravure, ce dernier s'appliquant mal à des procédés tels la lithographie ou la sérigraphie.
États
Epreuve tirée par le graveur à différents stades de son travail pour en évaluer la progression. L’artiste peut alors opérer sur la plaque des modifications, adjonctions, suppressions, et répéter à plusieurs reprises cette opération tirant chaque fois une épreuve, voire une série d’épreuves. On numérote les états successifs en fonction de leur ordre chronologique, l’ensemble des états révélant la démarche créatrice. Des épreuves d'état sont parfois ajoutées à certains exemplaires d'ouvrages de luxe.
Fausse page
Page dont le folio est pair. C'est une page de gauche, plus communément appelée « verso », par opposition à la « belle page ».
Figure
Illustration dans le texte.
Foulage
Marque en relief produite sur la feuille de papier par la pression de la presse.
Frontispice
Gravure placée en regard de la page de titre.
Frotton
Boule d'étoffe et de colle forte enveloppée d'un linge que l'on utilisait pour tirer des gravures sur bois avant l'utilisation de la presse.
Gravure
Souvent utilisé dans le même sens qu'estampe, on tend de plus en plus à ne l'employer que pour les estampes gravées en creux ou en relief.
Gravure originale
Gravure dessinée et gravée par un seul et même artiste.
Gravure sur acier
Gravure exécutée sur une plaque en acier, métal très résistant qui permet une quantité d'impression quasi-illimitée. De nos jours, ce type de gravure sert principalement à l'impression des timbres et du papier monnaie, mais il fut fréquemment utilisé au XIX e siècle dans les illustrations de livres.
Héliogravure
Procédé photomécanique d'impression dans lequel les éléments imprimants sont en creux et s'encrent comme des planches gravées en taille-douce. Employée à partir de 1875.
Hors-texte
Toute page qui, ne faisant pas partie intrinsèquement du corps d'un livre, est ajoutée à des fins d'illustration ou pour la documentation d'un ouvrage. Les hors-texte ne sont généralement pas foliotés. Gravures, eaux-fortes, cartes, plans, fac-similé complètent l'ouvrage. On peut opposer à hors-texte l'expression in-texte.
Iconographie
Ensemble des images (gravures, fac-similé, etc.) qui illustrent un livre, in-texte ou hors-texte.
Illustré moderne
Principalement du XX e siècle, ils se distinguent par la rencontre d'un grand texte et d'illustrations de qualité. De nombreux grands peintres acquirent une considérable notoriété grâce aux illustrés modernes. Le mouvement surréaliste en propose une excellente démonstration.
Intaglio
Terme générique englobant tous les procédés de gravure en creux exécutés sur une plaque de métal, la gravure de la plaque se faisant soit directement avec divers outils (taille-douce) ou encore par l'action chimique d'un acide (eau-forte). La plaque est ensuite encrée, puis essuyée afin que seuls les creux soient remplis d'encre. Une feuille de papier mouillée est placée sur la plaque et le tout est passé sous une presse. La forme de la plaque de métal laisse alors sur le papier une empreinte que l'on appelle cuvette.
Justification du tirage
C’est l’énumération complète du tirage d’une œuvre.
Lettre (Avant la)
Se dit de l’épreuve d'une gravure ou d'une estampe tirée avant qu'on ait placé au bas l'inscription qui en indique le sujet et par conséquent avant que la planche ne soit usée par le tirage.
Linogravure
Cette forme de gravure est similaire à la gravure sur bois quant à la technique ; seul le support diffère. La plaque de lino est plus tendre à travailler.
Lithographie
Art de reproduire par l'impression, des dessins tracés avec un corps gras sur une pierre calcaire à grain très fin et homogène. Ce procédé, mis au point par A. Senefelder en 1796, joue sur la répulsion de l’eau en présence de matière grasse. Par extension, gravure imprimée par cette technique.
Manière noire
Appelé aussi " mezzotinto ", ce procédé de taille-douce consiste à créer sur la surface de la plaque un réseau de petites cavités grâce à un outil appelé berceau. La plaque étant ainsi travaillée, on se sert d'autres outils pour écraser le grain de la plaque lui rendant alors un aspect plus ou moins lisse, ce qui donnera sur l'estampe des blancs ou des gris sur un fond d’un noir profond.
Marge
Ensemble des blancs autour de la cuvette. Les marges étaient, au XVIIème siècle, très étroites. Si les marges ont été supprimées, on dit de l’épreuve qu’elle « est coupée au témoin du cuivre ». Après restauration, une épreuve a pu être munie de fausses marges.
Monotype
C'est le tirage d'une œuvre peinte et non gravée sur une planche de cuivre ou sur un autre support. Il ne peut y avoir qu'une seule épreuve, exceptionnellement deux.
Papier report
C'est un papier recouvert d'une couche de gélatine et d'amidon sur lequel l'artiste peut dessiner sans avoir à manipuler des pierres litho qui sont lourdes. le dessin est fait à l'endroit sur le papier, puis reporté sur la pierre.
Planche
Estampe tirée à l'aide d'une planche gravée.
Livre orné de planches : livre orné d'un ensemble d'illustrations couvrant une page entière ou la majeure partie de celle-ci.
Plaque
De bois ou de métal, c’est le support qui porte l’image matrice.
Pointe sèche
Estampe en taille-douce réalisée à l'aide de l'outil du même nom qui, au lieu de graver le métal lui-même, l'écrase en laissant de chaque côté des crêtes appelées barbes. Ce sont les barbes qui donnent à ce type d'estampe son aspect velouté.
Portrait en frontispice
Portrait placé en regard de la page de titre d'un livre.
Portulan
Carte marine des premiers navigateurs (XII e au XVI e siècle) d'abord sur parchemin puis sur papier ; désigne également un ouvrage décrivant des ports et des côtes.
Presse à taille-douce
L’impression en taille-douce nécessite une presse spécifique composée de deux cylindres d’acier, dont la pression est considérable.
Privilège
Sollicité auprès du roi par l’éditeur, il assure à celui-ci le monopole du tirage « faisant défense à tous autres d’imprimer la dite estampe ».
Rehauts
Touches de craie, de gouache, d’or...destinées à éclairer un dessin de lumières, à souligner le modelé. On parle aussi de rehauts pour les reprises de tailles, les adjonctions faites au burin ou à la pointe-sèche sur une plaque précédemment traitée à l’eau-forte.
Sérigraphie
Ce procédé d'impression est réalisé grâce à un tissu tendu contre un support quelconque et dont certaines parties ont été obturées. L'encre ne traverse que les parties non obturées, pour se déposer sur le support.
Serpente
Feuille faite d'un papier très mince et sans colle, destinée principalement à protéger les gravures contre le maculage. On utilise aussi à cette fin du papier pelure d'oignon, ou pelure, qui est plus léger que la serpente, et du papier de soie, dit aussi papier Joseph, du nom de son inventeur, qui est plus souple et soyeux. Ces feuilles étaient généralement placées devant les gravures par l'éditeur ou le relieur avant le pliage ou la reliure. Dans certains ouvrages du XIX e siècle, l'éditeur recommandait au lecteur de vérifier si l'encre était bien sèche avant d'enlever ces serpentes.
Similigravure
Procédé d'impression dans lequel les demi-teintes d'un document sont rendues sur la surface imprimante par une série de points en relief régulièrement espacés, mais de grosseur variable, ces points étant obtenus, sur le cliché photographique de départ, par l'interposition d'une trame quadrillée entre l'objectif et la surface sensible lors de la photographie du document. Les teintes ainsi rendues offrent un aspect proche du lavis. Par extension, impression obtenue par cette technique de reproduction.
Simultané (livre)
On qualifie un livre de simultané lorsqu'il présente en même temps un caractère artistique au niveau de sa composition typographique et de son iconographie. La Prose du Transsibérien, dont les textes sont de Blaise Cendrars et les illustrations au pochoir de Sonia Delaunay, fut le premier et le plus célèbre livre simultané.
Suite de gravures
Tirage spécial des gravures d'un ouvrage, souvent imprimées sur des papiers de qualité différente, et insérées dans certains exemplaires de luxe de cet ouvrage.
II peut aussi s'agir d'épreuves d'états. Dans ce cas la suite devient un document des plus intéressants sur l'évolution de l'œuvre gravée.
Tabellaire (impression)
Impression réalisée à partir de tablettes de bois ou de métal gravées. Voir Xylographie.
Taille
C’est le sillon tracé dans le métal au moyen de l’outil ou de l’acide.
Taille-douce
A l'inverse de la gravure en relief, ce procédé consiste à tracer en creux des traits qui apparaîtront sur le papier humide sous une forte pression. Ce terme englobe l'ensemble des procédés manuels de gravure en creux sur métal, avec encrage des creux (par opposition à la taille d'épargne). D'aucuns assurent que la dénomination vient du franco-provençal « taille d'ost » c'est-à-dire ce qu'on ôte par opposition à la taille d'épargne où le trait correspond à ce que l’on garde du support.
Taille d'épargne
Méthode de gravure qui consiste à creuser la planche de bois dans toute les parties destinées à donner des blancs en épargnant les éléments correspondant aux traits du dessin pour leur permettre de ressortir en relief et de pouvoir ainsi s'encrer et imprimer.
Tirage
Action de tirer une épreuve, c'est à dire de l'imprimer. Par extension ce terme est devenu synonyme d'édition.
Titre-frontispice
Dans certains livres anciens, estampe placée à la première page sur laquelle est inscrit le libellé du titre dans une ornementation gravée.
Vignette
À l'origine un ornement dans un texte imprimé, en forme de pampres qui lui donnent son nom. Elle devient une estampe de petite dimension, sur bois ou sur métal, agrémentant et décorant un texte, employée en bandeau, en cul-de-lampe ou en in-texte. Voir aussi «estampe».
Xylographe
Livre dont le texte et les planches ont été gravés sur bois.
Xylographie
Livre entièrement imprimé par le procédé de la gravure sur bois. Dans les années qui précédèrent l'apparition des caractères mobiles, on imprimait déjà des livres à l'aide de planches de bois gravées. Ces livres étaient composés surtout d'images, la technique ne permettant guère l'impression de textes élaborés. Ces premiers livres tabellaires concurrencèrent pendant quelque temps ceux imprimés avec des caractères mobiles. Mais la supériorité de la typographie était si nette qu'elle supplanta rapidement l'ancienne technique, du moins pour ce qui est de l'impression du texte. Quant aux graveurs sur bois, ils continuèrent à produire des images qui furent bientôt intégrées dans les livres imprimés. L'industrie de l'estampe resta longtemps florissante parallèlement à celle des imprimeurs.
Zincographie, Zincogravure
Procédé analogue à la lithographie, dans lequel la pierre lithographique est remplacée par une plaque de zinc.
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